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It all comes down to this…

15 juin 2011

Je suis un fan des Canucks depuis le début des années 1990, avec l’arrivée de Pavel Bure dans la LNH (je ne parlerai pas de mon historique Montréal-Québec-Montréal, tout est dans mon livre).

Je suivais à distance ses exploits, à l’époque où il était très difficile d’avoir des nouvelles du sport le matin sans avoir le câble et l’abonnement quotidien au Soleil. Je me tapais donc les shows du matin en attendant les résultats de hockey, attendant le signal de Guy Mongrain et du gars qui animait à CBV 980.

Je me rappelle les Séries de 1994, où, après une première ronde épique contre Calgary et des rondes 2 et 3 où Dallas et Toronto n’avaient pas fait le poids, la Finale avait été un échange complètement fou de momentum, finalement remportée par New York.

Je me rappelle le déménagement du Pacific Coliseum au General Motors Place, et les arrivées de Mogilny, Naslund, Messier et Bertuzzi.

Je me rappelle l’échange de Pavel Bure, celui qui faisait passer Dave Babych pour un grand passeur.

Je me rappelle le repêchage des frères Sedin, mon premier contact avec la réalité du cycle du joueur de hockey, et comprendre qu’une recrue n’est pas nécessairement aussi prolifique que Bure ou Selanne.

Je me rappelle la domination ridicule du trio Naslund-Morrison-Bertuzzi, et le retour au bercail de Trevor Linden.

Je me rappelle l’évènement Bertuzzi-Moore, qui a terminé une carrière et envoyé une autre sur la pente descendante.

Je me rappelle les espoirs mis en Dan Cloutier et Alex Auld comme gardiens d’avenir, avant de finalement obtenir un vrai gardien numéro un, Luongo.

Je me rappelle les départs successifs de Jovanovski, Ohlund, Naslund, Morrison et Bertuzzi, qui formaient à eux seuls une équipe étoile hors-catégorie.

Je me rappelle l’explosion des Sedin l’an dernier, l’année même où je les avais réunis dans mon pool.

Je me rappelle le retrait du 19 de Markus Naslund cet hiver, durant lequel j’ai pleuré.

Je me rappelle le match 7 de la première ronde contre Chicago, où Luongo a amené le club en prolongation.

Aujourd’hui, septième match de la Finale, il n’y a qu’une chose dont je ne me rappelle pas. C’est d’avoir été aussi proche de remporter la Coupe. Vancouver, c’est mon club historique. Avant Québec, avant Montréal, avant le moins-pire-des-deux-clubs-en-Finale, avant Team Canada, avant même le hockey en lui-même, il y a les Canucks.

Et ce soir, je fêterai ma première Coupe Stanley en carrière.

Bon match,

Docteur CH

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